Région



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MRAe : Mission Régionale d'Autorité environnementale
Avis rendus sur projets de la MRAe Bourgogne - Franche-Comté
http://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/avis-rendus-sur-projets-de-la-mrae-bourgogne-a388.html



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07/05/19 : Bourgogne-Franche-Comté : RTE sort le chéquier pour accompagner la transition énergétique
Ce sont des millions d'euros que RTE, 1er réseau de transport d'électricité d'Europe, investit dans notre région Bourgogne-Franche-Comté pour financer de nombreux projets et accompagner la transition énergétique. Sa représentante pour la Région Est en a présenté quelques uns à Dijon ce mardi.
Le gouvernement a présenté fin avril son projet de loi sur l’énergie et le climat. Il entend atteindre la « neutralité carbone » d'ici à 2050. En Bourgogne-Franche-Comté en 2018, RTE adaptant son réseau de transport d'électricité pour accompagner la transition énergétique, a investit 46,4 millions d'euros. Avec ce constat : hydroélectricité, éolien, photovoltaïque l'an dernier l'électricité d'origine renouvelable a couvert 16% de la consommation régionale. 
De gros investissements dans le Doubs et l'Yonne en 2018
Dans quels départements de Bourgogne-Franche-Comté, RTE a réalisé ses plus gros investissements l'an dernier? La réponse d'Élisabeth Bertin "Déléguée RTE pour la Région Est". "Nous avons eu des investissements sur toute la région. Parmi les plus notables il y a celui réalisé du côté de Besançon où nous avons créé un nouveau poste électrique de 63 mille volts qui permet de sécuriser l'alimentation de la ville tout accueillant des énergies renouvelables" explique Élisabeth Bertin.
Une ligne souterraine dans l'Yonne 
Ce projet représente une bonne part des investissements réalisés l'an dernier dans la région mais il n'est pas le seul. "On a eu également la création d'une nouvelle ligne souterraine dans l'Yonne entre le poste électrique de Sens et des Chaillots qui nous a permis d'accompagner le développement économique de ce territoire".
"Ringo" arrive en Côte-d'Or
RTE prévoit d'autres gros investissements dans notre région dans les mois qui viennent. Le groupe devrait investir 164 millions d'euros d'ici 2021 avec notamment un gros projet en Côte-d'Or, le projet "Ringo". Un procédé pilote pour lequel trois lieux d'implantation ont été retenus, l'un dans les Hautes Alpes, un autre en Nouvelle Aquitaine et le dernier à Fontenelle dans la Vallée de la Vingeanne. Dans les prochains mois RTE doit installer de grosses batteries pour faire du stockage d'énergies renouvelables, énergies qui seraient ensuite -selon les besoins- envoyées dans le réseau national d'électricité.
Les premières batteries en septembre prochain
"Les études sont actuellement en cours, on devrait commencer à partir du mois de septembre 2019 à réaliser des travaux de génie civil destinés à accueillir les premières batteries sur le site de Fontenelle" confirme Élisabeth Bertin pour qui "Ringo est une expérimentation parmi tant d'autres qui se déroulent actuellement dans le monde entier. Car la transition énergétique nous emmène vers des modes de fonctionnement qui devraient être très différents sans aucun doute" conclue t-elle.
La consommation d'électricité a baissé de 1,4% l'an dernier en Côte-d'Or
En 2018 la consommation d'électricité en Bourgogne-Franche-Comté a baissé de 1,4% par rapport à 2017. Mais sur 10 ans cette consommation est plutôt stable dans la région. Notez par ailleurs que la Bourgogne-Franche-Comté est l'une des rares régions où la consommation de la "grande industrie" -notamment la métallurgie- n'a pas diminuée en 2018, avec +1,4% selon les chiffres fournis par RTE, elle est même en légère augmentation.
"Les idées reçues" 
Ce mercredi 8 mai 2019 dans la matinale radio de France Bleu Bourgogne vous retrouverez notre rubrique "les idées reçues". Elle sera consacrée aux économies d'énergies que nous sommes tous incités à réaliser dans le cadre de la transition énergétique. C'est Sébastien Crombez chef de mission régionale Climat Air Énergie à la Dréal qui y répondra à 6h23 et 7h42. A écouter sur le 98.3 ou le 103.7 ou bien dès maintenant en cliquant sur le lien ci dessous.

02/04/19 : Comment les parcs éoliens se développent-ils dans la région Bourgogne-Franche-Comté ?
De plus en plus de communes se lancent dans la création de parc éolien pour trouver des alternatives au tout nucléaire. Des projets rémunérateurs pour les communes qui soulèvent parfois des interrogations de la part d'habitants ou d'associations de la région.
Pourquoi il y a autant de projet éolien en Bourgogne-Franche-Comté ?
La question est pertinente car la région ne fait pas partie des plus ventée de France loin de là. Mais il existe quand même des couloirs de vents intéressants ou ces derniers soufflent régulièrement à plus de 4 m/s à 100 mètres de hauteur. Une force minimum pour définir une ZDE, une Zone de Développement Éolien. La biodiversité, les paysages et la préservation du patrimoine sont également pris en compte avant tout projet. Selon l'Observatoire Régional et Territorial Energie Climat Air, la production d'énergie renouvelable a augmenté de 21% entre 2009 et 2017 avec une forte poussée de l'éolien depuis cinq ans. Il faut dire que le gouvernement souhaite que l'énergie renouvelable représente un tiers de la consommation énergétique en France d'ici 2030.
Et dans l'Yonne ?
A quelques exceptions près, on retrouve la plupart des parcs éoliens dans la moitié sud du département : Principalement dans l'Auxerrois, le long de l'autoroute A6 jusque vers Joux-la-ville et puis le long de la vallée de l'Armançon ou à proximité de la ligne TGV Sud-Est.
A ce jour, il existe 14 parcs éoliens en fonctionnement ou en construction selon les chiffres communiqués par la préfecture de l'Yonne, ce qui représente 139 éoliennes en activité. 11 autres parcs sont autorisés mais pas encore sortis de terre avec 72 éoliennes à la clé et autant sont en cours d'instruction. Tout cela sans compter les projets qui ne sont pas encore finalisés et donc pas encore déposés en préfecture.
Pourquoi ces projets font-ils parfois grincer les dents ?
Les raisons sont multiples. Certains dénoncent un impact des éoliennes sur les paysages, sur la qualité de vie, ils s'inquiètent des effets sur la santé des hommes et des animaux. D'autres estiment que l'éolien n'est pas rentable et ne créé aucun emploi en France. Des arguments repris par des collectifs ou associations anti-éoliennes très nombreuses dans la région comme "MorVent en Colère" ou l'association "Paysages et Forêts de l'Armançon" pour ne citer qu'elles. Des associations très actives qui se mobilisent dès qu'un projet est avancé.
C'est le cas par exemple en ce moment autour de quatre projets d'implantations d'éoliennes dans la vallée de l'Armançon. Un autre à Saint-Léger-Vauban toujours en gestation. Les anti-éoliens dénoncent des projets motivés uniquement par des raisons financières qui ne tiennent pas toujours compte de l'impact sur le tourisme par exemple. Ils craignent que des éoliennes soient visibles depuis la basilique de Vézelay ou depuis le château d'Ancy-le-Franc.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/comment-les-parcs-eoliens-se-developpent-dans-la-region-bourgogne-franche-comte-1554140610


31/01/19 : Marie-Guite Dufay, la présidente de Région, vous répond.
Extrait : 

Transition écologique

Habitant de haute Côte-d’Or, je trouve que la concentration de projets éoliens dans cette région sont inadmissibles. Aucune concertation, mais des passages en force au détriment de l’avis des citoyens.
Marie-Guite Dufay : ” La Région est désormais cheffe-de-file de la transition énergétique et écologique, ce qui lui confère une responsabilité. Elle est dans son rôle de faciliter, d’organiser et de coordonner, d’agir.
Parallèlement et en totale cohérence, j’ai fait de cette transition une des trois priorités du mandat de la majorité régionale. Il s’agit en effet de consommer moins d’énergie dans les bâtiments, logements, transports mais également de massifier et d’accélérer le développement des énergies renouvelables, de toutes les énergies renouvelables, pour atteindre les objectifs assignés par la France, l’Europe et les engagements climat des États définis lors de la « Cop 21 ».
L’éolien, énergie mature et compétitive fait bien évidemment partie de ce mix renouvelable que j’appelle de mes vœux. Bien que notre région n’ait réalisé qu’un tiers des objectifs de 2020, l’éolien est depuis 2017 la première source d’électricité renouvelable dans notre région. Et la dynamique de développement est réelle. La Côte-d’Or est avec l’Yonne et le Doubs un département à la pointe des installations et des projets.”
Bonjour, ma question est la suivante : pourquoi la région continue-t-elle à nous polluer la vie en implantant des éoliennes dans le Châtillonnais et contre l’avis des habitants mais pour le profit exclusif de quelques propriétaires fonciers et des promoteurs éoliens industriels ? Vous avez une conception curieuse de la démocratie. Nous voyons aujourd’hui où cela mène.
Marie-Guite Dufay : ” La Haute Côte-d’Or dénombre plusieurs projets eu égard à son potentiel en vent qui font l’objet d’une instruction rigoureuse des services de l’État dans le cadre de la procédure des installations classées pour l’environnement. Et d’une concertation codifiée dans le cadre des enquêtes publiques. La vigilance doit bien entendu être de mise pour éviter des situations jugées d’encerclement ou de saturation. Il n’y aura pas d’éolien partout, dans toutes les communes et n’importe comment !
La Région a souhaité naturellement et légitimement prendre sa part dans ce développement éolien mais aussi photovoltaïque et a favorisé la création aux côtés des syndicats d’énergie de 3 sociétés d’économie mixte départementales dont elle est actionnaire, en Côte-d’Or, dans le Jura et dans la Nièvre. Il s’agit de devenir acteurs, en complémentarité des développeurs privés, et de diversifier la chaîne de l’éolien. Et de faire en sorte notamment que les futurs parcs se réalisent aussi sur des terrains publics. L’argent que nous investissons doit revenir à la collectivité et être impérativement réinvesti dans la transition écologique.
Ma conception de la démocratie c’est d’avoir le souci permanent de l’information objective, de la concertation la plus large possible au meilleur moment et pendant toute la vie du projet. C’est pourquoi le financement participatif que j’encourage, celui des citoyens, celui des collectivités, est essentiel à mes yeux. Il est porteur de vraie valeur ajoutée et de meilleure acceptabilité des projets. Le financement participatif c’est notre marque de fabrique régionale et je vous invite en tant que citoyen à investir dans les futurs parcs éoliens de Haute Côte-d’Or.”

07/10/18 : Les sept projets qui font de la Bourgogne Franche-Comté un territoire hydrogène en pointe 😲
Grâce aux projets qu'elle avait présentés en 2016, en vue d'obtenir le label Territoires Hydrogène, la région Bourgogne Franche-Comté a fait carton plein. Et avait décroché ce label. Parmi ces projets, deux structurants pour la filière et cinq expérimentaux dans lesquels l'Yonne a trouvé sa place. Revue de détails.
Selon Frédérique Colas, élue icaunaise vice-présidente régionale en charge de la transition écologique et de l’environnement, trois régions sont « en pointe sur la question de l’hydrogène : la Bourgogne Franche-Comté, Auvergne Rhône-Alpes et la Normandie ». C'est même le trimestriel Hydrogen, magazine international de l’hydrogène et des piles à combustible, qui le dit. Il l'affiche même à sa une de ce mois d'octobre 2018.
Le trimestriel Hydrogen, magazine international de l’hydrogène et des piles à combustible, place la Bourgogne Franche-Comté parmi les régions en "marche vers la révolution hydrogène", dans son numéro d'octobre 2018
Mais la Bourgogne pourrait aussi être placée en tête de peloton parce que dans la course au label Territoire Hydrogène, en 2016 (label que la Région a obtenu en septembre 2016, ndlr), c’est la Région qui avait mis en avant le plus de projets. Six à l’époque. Ils sont sept aujourd’hui. Deux de ces projets portent sur des équipements structurants de la filière ; les cinq autres sont expérimentaux. En voici le détail.
Les deux projets structurants pour la filière nationale
ISTHY, une plateforme de stockage de l'hydrogène. Porté par le Grand Dole, ce projet réunit les industriels, agences et organismes travaillant dans le domaine de l'hydrogène. Il a pour objectif de devenir le centre français d'homologation et de requalification des systèmes de stockage et d'être le centre de formation et de recherche et développement permettant d'anticiper les évolutions technologiques.
Le second projet structurant est nommé HYBAN. Il s'agit d'un banc de test grande puissance. Ce dossier mené par l'Aire urbaine Belfort-Montbéliard, prévoit de lancer un banc de test industriel de pile à combustible de grande puissane (100-120 kWe), indispensable pour la commercialisation de véhicules appelés full fuel cell power. Ce banc de test complétera les équipements de la plateforme Pile à combustible de Belfort.
Les cinq projets expérimentaux
Parmi les cinq projets expérimentaux, deux sont menés dans l’Yonne.
Tout d’abord Eolbus, qui consiste donc à créer à Auxerre une station de production, de stockage et de distribution d’hydrogène alimentée par des énergies renouvelables (l’éolien, ndlr) pour faire circuler les bus du réseau urbain.
Puis HyCAUNAIS, premier projet à coupler méthanisation et méthanation, un procédé utilisé pour valoriser le CO2 présent sur le site d’enfouissement des déchets de Saint-Florentin. L’hydrogène nécessaire à ce procédé sera lui-même issu de la production éolienne.
Les trois autres projets à être développés sont :
VHycTor, une station de distribution d'hydrogène produit chez Inovyn. Il s'agit de construire cette station de distribution alimentée par une source de gaz industriel transporté à haute pression.
NewMHyLL, Hydroélectricité et Hydrogène, porté par Dole, ce projet de test de la viabilité économique de solutions autonomes basées sur l'hydrogène basse pression veut renouveler le développement de prestations touristiques « zéro émission », avec une mise à disposition de solutions de mobilité douce, urbaine et fluviale.
Enfin, HyDATA consiste à mettre en place une solution de secours pour les data centers. Porté par l'Aire urbaine Belfort-Montbéliard, ce projet d'alimentation électrique de data centers, via un système autonome à hydrogène (issu d'énergies renouvelables), permet de mettre en place cette application de secours.

29/09/18 : Jura : Chamole :

Juillet 2018 : Et la santé de nos forêts fortement compromise par des projets éoliens ? Qu'en pensez-vous Madame ?

09/06/18
 : 😡😡Production d’électricité en 2017 : le boom de l’éolien dans la région

Vendredi, Élisabeth Bertin, déléguée du Réseau de transport d’électricité (RTE) de la Région Est, a fait le point sur le bilan électrique de 2017 ainsi que sur la montée en puissance des énergies renouvelables dans la région.





09/06/18 : 😡😡BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE : La production éolienne a augmenté de 40% en 2017
Elisabeth Bertin, déléguée de Réseau de Transport d’Électricité (RTE) pour la région Est, a dévoilé ce vendredi le bilan électrique régional. Il fait état d'une légère hausse de la consommation, due «au dynamisme industriel».
Le bilan électrique de Bourgogne-Franche-Comté se caractérise par une augmentation de 40% de la production éolienne. La consommation d’électricité connaît une légère hausse due au dynamisme industriel mais la consommation des ménages reste stable. D’ici 2020, l’investissement de RTE, dans la région, atteindra 164 M€, pour moderniser et adapter son réseau aux enjeux de la transition énergétique.

La production annuelle en hausse de 4,4%
En Bourgogne-Franche-Comté, la production totale annuelle atteint 2 902 GWh, en hausse de 4,4% par rapport à 2016. Une évolution due à l’essor de la production d’énergies renouvelables dans la région. En 2017, elle représente 76% de la production, en hausse de 2,1% par rapport à 2016. La production éolienne connait la plus forte progression, en hausse de 40% en 2017. La production solaire augmente également de 9,3%.
Cette production croissante s’explique d’une part par des conditions météorologiques favorables mais également par une augmentation de la capacité de production. Avec 241 MW de puissance installée en 2017, le parc photovoltaïque a augmenté sa capacité de 19%. De même, la puissance installée du parc éolien s’établit à 640 MW, en progression de 27% par rapport à l’année précédente.
Stabilité de la consommation des ménages
La consommation d’électricité en Bourgogne-Franche-Comté a atteint 20 252 GWh en 2017. Elle présente une double tendance : une stabilité de la consommation des ménages et une hausse de 4,6% de la consommation de la grande industrie, dans un contexte de reprise générale de l’activité économique.
En 2017, RTE a investi 63 M€ en Bourgogne-Franche-Comté, et prévoit d’investir 164 M€ dans les trois prochaines années. Les investissements de RTE sont guidés par la mission de service public destinée à garantir l’alimentation d’électricité et la solidarité entre les territoires, poursuivre la transformation numérique du système électrique pour intégrer plus d’énergies renouvelables, optimiser l’utilisation du réseau et améliorer son exploitation au bénéfice du consommateur.
Les chiffres 2017 :


08/06/18 : FORTE CROISSANCE DE LA PRODUCTION ÉOLIENNE EN BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE😡
La direction de RTE (Réseau de Transport d’Electricité) de Bourgogne-Franche-Comté donnait ce vendredi matin une conférence pour présenter ses derniers résultats et ses dernières activités. Il en ressort que la production d’énergie venant des éoliennes est en forte croissance dans la région.
Le bilan électrique de Bourgogne-Franche-Comté se caractérise par une augmentation de 40% de la production éolienne. La consommation d’électricité connaît une légère hausse due au dynamisme industriel mais la consommation des ménages reste stable. D’ici 2020, l’investissement de RTE, dans la région, atteindra 164 M€, pour moderniser et adapter son réseau aux enjeux de la transition énergétique.
En Bourgogne-Franche-Comté, la production totale annuelle atteint 2 902 GWh, en hausse de 4,4% par rapport à 2016. Une évolution due à l’essor de la production d’énergies renouvelables dans la région. En 2017, elle représente 76% de la production, en hausse de 2,1% par rapport à 2016. La production éolienne connait la plus forte progression, en hausse de 40% en 2017. La production solaire augmente également de 9,3%.
Cette production croissante s’explique d’une part par des conditions météorologiques favorables mais également par une augmentation de la capacité de production. Avec 241 MW de puissance installée en 2017, le parc photovoltaïque a augmenté sa capacité de 19%. De même, la puissance installée du parc éolien s’établit à 640 MW, en progression de 27% par rapport à l’année précédente.
La consommation d’électricité en Bourgogne-Franche-Comté a atteint 20 252 GWh en 2017. Elle présente une double tendance : une stabilité de la consommation des ménages et une hausse de 4,6% de la consommation de la grande industrie, dans un contexte de reprise générale de l’activité économique.
En 2017, RTE a investi 63 M€ en Bourgogne-Franche-Comté, et prévoit d’investir 164 M€ dans les trois prochaines années. Les investissements de RTE sont guidés par la mission de service public destinée à garantir l’alimentation d’électricité et la solidarité entre les territoires, poursuivre la transformation numérique du système électrique pour intégrer plus d’énergies renouvelables, optimiser l’utilisation du réseau et améliorer son exploitation au bénéfice du consommateur.
Communiqué de RTE
https://k6fm.com/news/forte-croissance-de-la-production-eolienne-en-bourgogne-franche-comte-31758



19/05/18 : BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE : EDF, un «entrepreneur des territoires» 😠
La délégation régionale EDF Bourgogne-Franche-Comté a présenté le bilan d’activités du Groupe EDF dans la région et les sujets qui mobiliseront les différents métiers et entités du Groupe en région en 2018.
Communiqué d'EDF Bourgogne-Franche-Comté :
Poursuite du développement d’une énergie 100 % renouvelable et bas-carbone
En Bourgogne-Franche-Comté, EDF produit une électricité 100 % renouvelable en valorisant les ressources naturelles de la région : l’hydraulique, l’éolien, le solaire et la biomasse.
Le Groupe exploite 25 sites de production dont 23 centrales hydroélectriques (462 millions de KWh produits en 2017), un parc éolien de 20 MW (Parc du Lomont dans le Doubs) et un parc solaire photovoltaïque parmi les plus puissants de France installé à Massangis dans l’Yonne (environ 700 000 panneaux pour une production équivalent à la consommation électrique de 26 000 habitants).
Le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque est porté par la filiale EDF Energies Nouvelles. De nouveaux projets vont émerger dans les années à venir, sous l’impulsion notamment du vaste plan solaire lancé par EDF fin 2017.
A ces outils de production à base d’énergies renouvelables s’ajoute la valorisation de 14 réseaux de chaleur de Dalkia (filiale du groupe EDF), principalement alimentés par la biomasse, et dont Dalkia poursuit le développement (en 2017 une nouvelle unité de cogénération à la chaufferie de Péjoces de Dijon Métropole, une nouvelle chaudière biomasse à Nevers et modernisation du réseau de chaleur à Montbéliard).
L’usine biomasse Ecocéa, exploitée par TIRU (filiale de Dalkia) à Chagny, a traité en 2017 64 563 tonnes d’OMR (ordures ménagères résiduelles et déchets verts), soit l’équivalent de 21 millions de kWh injecté sur le réseau.
Des projets innovants pour la transition énergétique de la région
En 2017, le projet innovant de ville intelligente et connectée (smart city) de la métropole de Dijon a été remporté par le groupement « Bouygues Energies & services et Citelum (filiale d’EDF)» avec le concours des équipes EDF sur le territoire Bourgogne-Franche-Comté. Ce grand projet de gestion connectée de l’espace public prévoit la création, fin 2018, d’un poste de pilotage pour gérer à distance l’éclairage public et les équipements urbains des 24 communes de la métropole. Des économies très importantes (65 % au terme du contrat) sont attendues sur l’éclairage public rénové 100 % LED.
Entrepreneur responsable des territoires
Acteur important de la filière industrielle énergie dans la région (749 salariés du groupe et plus de 6 000 emplois induits), EDF poursuit son engagement en faveur de la formation et de l’emploi, notamment des jeunes. En 2017, la signature à l’échelle de la région d’une convention de partenariat entre EDF et la Rectorat et l’inauguration de l’École de Production de Chalon-sur-Saône ont constitué deux nouvelles étapes importantes. EDF est également très impliqué dans « l’innovation ouverte » à travers les relations avec les start-up françaises. Ainsi en participant au premier Big Up For StartUp de la région à Besançon, EDF a détecté des startups avec lesquelles des solutions numériques innovantes sont testées.
2018, une année de rebond et de projets
Pour Christine Heuraux, Déléguée régionale d’EDF en Bourgogne-Franche-Comté, 2018 s’annonce particulièrement intense et intéressante et comme « une année de rebond » comme l’a déclaré le président-directeur du Groupe EDF, Jean-Bernard Lévy à l’occasion de la présentation des résultats 2017.
Parmi les sujets qui occuperont les différents métiers et entités du groupe dans le courant 2018 – et au-delà – figurent des dossiers importants et innovants comme la transition énergétique en milieu rural, la mobilité électrique et des événements comme les 50 ans du barrage de Vouglans dans le Jura. Enfin des évolutions sont engagées sur le plan des ressources humaines et de l’emploi, avec l’intégration en début d’année de Framatome, devenue filiale à 75,5 % du groupe EDF et dont l’implantation en Saône-et-Loire est importante pour l’activité régionale.
Le groupe EDF en Bourgogne Franche-Comté : chiffres clés 2017
749 salariés (hors Enedis)
25 sites de production d’énergies renouvelables
9 500 chantiers de rénovation énergétique accompagnés dans l’habitat
143 200 ampoules LED distribuées aux ménages à faible revenu
707 700 euros versés au Fonds social solidarité
212 500 euros versés au FAPE (Fonds agir pour l’emploi)



28/03/18 : La cigogne noire, une espèce rare qui fait étape en Bourgogne-Franche-Comté

Peu connue du grand public, la cigogne noire et oiseau rare classé sur la liste rouge des animaux menacés. Depuis 1998, le réseau "Cigogne Noire" qui associe l'ONF et des naturalistes agit pour assurer leur protection et leur reproduction. 

► Les cigognes noires nichent en Bourgogne-Franche-Comté
La cigogne noire, qu’il ne faut pas confondre avec sa cousine la cigogne blanche, est un animal rare, classé sur la liste rouge des espèces vulnérables en France. Elle hiverne en Afrique de l’ouest d’octobre à février. Dès la mi-mars elle reprend le chemin de l’Europe. Sur le chemin de cette migration de printemps certaines d’entre elles s’arrêtent en France pour y faire leur nid et s’y reproduire. Elles s’y installent jusqu’à la mi-juillet moment où les poussins sont suffisamment grands pour prendre leur envol seuls. Un temps long et délicat pour cet oiseau farouche et fragile dont dépend leur survie. Le réseau cigogne noire permet aux oiseaux d’être en sécurité pendant tout ce temps.
Le programme du réseau "Cigogne Noire" en associant naturalistes et forestiers a permis le développement d’une espèce rare. Sans lui la moitié des niches auraient eu des soucis - Paul Brossault, Coordinateur du réseau "Cigognes Noires" à l’ONF (Office national des forêts).

Avant 1973, il n’y a pas de trace de nidification en France, elles ne faisaient que passer. Aujourd’hui 24 départements du nord de la France ont observé la présence de nids.
En Bourgogne-Franche-Comté 11 nids ont été repérés l’an dernier : 4 en Côte d’or, 5 dans la Nièvre, 1 dans le Jura et 1 en Haute-Saône, le dernier découvert en 2016.
Chaque nid est composé d’un couple de parents et d’environ 3 poussins, ce qui représente environ une cinquantaine d’oiseaux.
► La cigogne noire
Quand on dit cigogne on pense à la cigogne blanche, celle qui niche sur les cheminées alsaciennes et qui dans les légendes transporte les nouveaux nés. Plus discrète et plus farouche, fuyant l’homme, la cigogne noire est beaucoup moins connue. Elle est souvent confondue avec les hérons noirs ou les grues noires. C’est un oiseau migrateur passe l’hiver au chaud en Afrique l’ouest le long du fleuve Sénégal (Mauritanie, Sénégal…) Plus petite que sa cousine, elle mesure environ 1 mètre de haut. Adulte, elle a un dos tout noir, un ventre et des aisselles blancs, un bec et des pattes rouges.

Cet échassier adore la tranquillité, elle s’installe dans des zones peu habitée, loin des hommes, au cœur des grands massifs forestiers, en faisant son nid sur la branche maîtresse d’un arbre. Monogame, chaque couple doit s’occuper de 2 à 5 œufs par nid qui éclosent entre fin avril et début juin. Sa nourriture, elle la trouve dans les ruisseaux.

Les zones où elle s’arrête ont toutes en commun : la présence de petites rivières, de prairies avec de l’élevage, de grandes forêt. Des critères indicateurs d’une bonne santé écologique.
►Le réseau cigogne noire
En 1998 la France rejoint le projet international "Cigognes noires". L’ONF responsable de la gestion des forêts domaniales et communales prend en charge la partie française de ce programme. Le réseau "Cigogne Noire" voit le jour en Côte d’or, il doit assurer la protection et la pérennité de l’espèce.
L’invité de la matinale du 29 Mars 2018, Paul Brossault, est le référent national "Cigogne Noire" pour l’ONF. Un réseau qui a su allier les forestiers et les naturalistes (la LPO, le Museum d’histoire naturelle de Paris, le CNRS) et qui s’articule autour de 3 grands axes.
-Localiser les couples nicheurs et permettre un suivi national de la dynamique de l’espèce.
-Protéger les nids en associant les acteurs de terrains, les bucherons, les forestiers en aménageant les activités pour assurer la tranquillité des oiseaux.
-Assurer un suivi scientifique qui se fait avec les naturalistes(CNRS, LPO, Museum de Paris). Les poussins sont bagués, ce qui permet de les suivre dans le temps.

"Il y a un oiseau que je suis depuis 18 ans et qui, même s’il bouge un peu, est resté sur le même territoire" - Paul Brossault
Et les adultes, sont dotées d’un équipement satellitaire qui permet de savoir, heure par heure, où ils se trouvent. Un suivi qui permet de connaître les voies migratoires et les zones d’hivernage en Afrique. C’est ainsi que Paul Brossault suit depuis 3 ans une cigogne noire qui niche cœur de la forêt du châtillonnais jusqu‘en Mauritanie. 4 2​00 km pour passer l’hiver au chaud, au bord du fleuve Sénégal.

La cigogne noire très bien protégée en France passe 6 mois de l’année en Afrique. Une véritable protection de l’espèce demanderait l’investissement des pays africains où elle hiberne, un travail mené par l’ONG "Forestier du Monde".

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/emissions/9h50-bourgogne-franche-comte/cigogne-noire-espece-rare-qui-fait-etape-bourgogne-franche-comte-1448075.html


09/01/18 : BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE : Après l'annulation du Schéma régional de l'éolien par le Conseil d'Etat, François Sauvadet appelle à mieux prendre en compte les acteurs de terrain
Le Conseil Départemental avait adopté plusieurs vœux que son président qualifie aujourd'hui de «signaux d'alerte».
Communiqué de presse de François Sauvadet, Président du Conseil départemental de la Côte-d'Or :
Le Conseil d'Etat a décidé d'annuler, fin décembre, le Schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) et son annexe relative au Schéma régional de l'éolien adoptés par la Préfecture de Bourgogne et le Conseil régional de Bourgogne en juin 2012.
C'est le défaut d'étude environnementale préalable qui a justifié la décision des magistrats administratifs.
Si l'annulation du Schéma régional éolien n'a aucune incidence sur les parcs éoliens existants, le document va devoir être revu à l'échelle de la grande région Bourgogne-Franche-Comté pour limiter l'insécurité juridique liée aux nouveaux projets d'implantation.
Je rappelle que le Conseil départemental de la Côte-d'Or que je préside avait émis un "avis réservé" sur le projet de SRCAE en novembre 2011. L'aspect éolien avait notamment suscité d'importantes interrogations de la part des élus départementaux.
En avril 2015, dénonçant "la prolifération et l'incohérence des projets éoliens en Côte-d'Or", les élus départementaux avaient adopté un vœu demandant la mise en place d'un moratoire pour l'arrêt des projets éoliens sur le territoire de l'Auxois-Morvan notamment.
Enfin, en novembre 2016, le Conseil départemental avait adopté un nouveau vœu dans lequel l'Assemblée réclamait la mise en place d'une véritable concertation avec la population concernée pour chaque projet d'implantation.
Alors que la Région Bourgogne-Franche-Comté prépare, pour la mi-2019, son Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET), qui fusionnera plusieurs schémas dont le SRCAE, j'espère que la Région Bourgogne-Franche-Comté et la Préfecture tiendront davantage compte des signaux d'alerte envoyés depuis plusieurs années par les acteurs de terrain, dont le Conseil départemental de la Côte-d'Or.

09/01/18 : L'annulation du Schéma régional de l'éolien fait réagir François Sauvadet
Comme nous vous l'annoncions lundi, le Conseil d'Etat a confirmé l'annulation du schéma régional éolien de l'ancienne Bourgogne fin décembre. Une remise en cause totale donc du texte qui, depuis juin 2012, permettait dans la région « d’identifier les zones favorables au développement de l’énergie éolienne mais aussi de préserver des zones naturelles ou patrimoniales susceptibles d’être affectées ».
Une nouvelle qui fait vivement réagir François Sauvadet, président du conseil départemental de la Côte-d'Or ce mardi. Celui-ci rappelle notamment dans un communiqué que "le Conseil départemental de la Côte-d'Or que je préside avait émis un "avis réservé" sur le projet de SRCAE en novembre 2011. L'aspect éolien avait notamment suscité d'importantes interrogations de la part des élus départementaux". Et l'élu LR d'inviter la Région Bourgogne-Franche-Comté à tenir "davantage compte des signaux d'alerte envoyés depuis plusieurs années par les acteurs de terrain, dont le Conseil départemental de la Côte-d'Or" dans le cadre de la préparation du Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET), attendu mi-2019.

08/01/18 : Bourgogne-Franche-Comté : Le conseil d’État annule définitivement le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie
Le Conseil d’État a entériné l’annulation de l’arrêté qui régit notamment le développement de l’éolien en Bourgogne.
La décision est définitive. En confirmant le jugement rendu par la cour administrative d’appel de Lyon, en 2016, le Conseil d’État entérine l’annulation du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie de la région Bourgogne, signé en 2012.
Aucune évaluation sur l’environnement n’a précédé l’adoption du schéma
Les juges ont considéré que le motif retenu par la juridiction lyonnaise suffisait à prononcer l’annulation du schéma. En l’occurrence, la décision était fondée sur le fait qu’aucune évaluation environnementale n’avait précédé l’adoption du schéma.
Devenu obsolète, ce schéma, destiné à « fixer des orientations régionales permettant d’atténuer les effets du changement climatique et d’atteindre des normes précises de qualité de l’air » va donc devoir être revu.
Un travail rendu d’autant plus nécessaire que c’est aussi ce document qui fait référence dès lors qu’il s’agit d’identifier les zones propices au développement de l’énergie éolienne. Mais aussi lorsqu’il est question de procéder à la préservation des zones naturelles ou patrimoniales susceptibles d’être affectées par les installations éoliennes.

08/01/18 : Le conseil d'Etat invalide le schéma éolien de l'ancienne Bourgogne
Depuis juin 2012, la région Bourgogne était régie par un schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE). Destiné à « fixer des orientations régionales permettant d’atténuer les effets du changement climatique et d’atteindre des normes précises de qualité de l’air », ce schéma comprend en outre un volet annexe intitulé “schéma régional éolien”.
Ce dernier servait de référence lorsqu’il s’agit d’identifier les zones favorables au développement de l’énergie éolienne mais aussi de préserver des zones naturelles ou patrimoniales susceptibles d’être affectées. Or, en novembre 2016, la cour administrative d’appel de Lyon a prononcé l’annulation du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie de Bourgogne, au motif qu’aucune évaluation environnementale n’avait été réalisée préalablement à l’adoption du schéma.
Michel De Broissia : « Une victoire relative »
Cette victoire, remportée par les communes et associations à l’origine de la procédure, n’a pas été du goût du ministère de l’Environnement, qui a saisi le Conseil d’État afin que celui-ci rétablisse le schéma annulé. L’analyse livrée, début décembre, par le rapporteur public, indiquait qu'il n'inverserait pas le cours des choses. Celui-ci avait, en effet, confirmé que le Code de l’environnement imposait la réalisation d’une étude préalable et cela en conséquence d’une directive européenne exigeant une évaluation environnementale pour tout programme « susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement ». Le rapporteur public avait alors donc suggéré aux juges de rejeter la demande de pourvoi du ministère de l’Environnement. Ce qui aurait donc signé l’annulation définitive du schéma.
La réponse a finalement été rendue le 22 décembre et comme pressenti, le conseil d'Etat a confirmé l'annulation du schéma régional éolien de l'ancienne Bourgogne (lire document ci-dessous).
« Cela démontre, une fois de plus, que ce schéma avait été réalisé sans étude environnementale. Cette victoire n'est que relative puisqu'elle n'empêche pas les parcs éoliens de prospérer», commente Michel De Broissia, maire de Champagne-sur-Vingeanne et président de l'ACBFC, un collectif qui regroupe la plupart des associations anti-éoliennes de Bourgogne-Franche-Comté. « Néanmoins, tous les projets éoliens se réfèrent à ce schéma. C'est donc une critique sérieuse à faire connaître aux commissaires-enquêteurs et aux tribunaux. Notons que le schéma éolien franc-comtois n'a pas fait l'objet de recours et qu'il est définitivement adopté, les délais légaux étant largement dépassés. »
http://www.bienpublic.com/environnement/2018/01/08/le-conseil-d-etat-invalide-le-schema-eolien-de-l-ancienne-bourgogne